Phoque, phoque, phoque !

Ce n’est pas facile Denain. On le savait… mais on espérait. On savait qu’ils avaient battu Orléans à deux reprises cette année. Ils font partie des candidats très sérieux aux play-offs. Ils ont de forts joueurs. Tout ça on le savait, mais on espérait.

Les deux matchs que nous avons disputés face à Denain auront été à double facette. À domicile, on leur en met plein la vue pendant les trois quart de la rencontre puis on voit un bolide nous dépasser d’une courte tête sur la ligne. Là-bas pour le match retour, L’UJAP se met en mode échauffement et voit les Denaisiens partir loin devant au point de ne presque plus les voir. Nos joueurs se lancent alors dans un sprint et les dépassent. Mais le dernier coup de rein sera encore pour Denain.

Ras le bol de ces doubles facettes. Quand ils se regardent dans le miroir, ils voient double aussi ?

Ils n’ont peut-être pas la mer à Denain mais ça ne nous a pas empêché de prendre l’eau. Une avarie sévère fut signalée dès la mise à l’eau du vaisseau ujapiste dans la piscine de Jean Degros. Et ça écope et ça écope… à la petite cuiller hélas. À la mi-temps le score est sans appel (50-32). Les Denaisiens sont loin devant et le bateau ujapiste est rempli d’eau au trois quarts. Il fait du surplace. Il faudra attendre que Kevin et Paul-Lou aient la bonne idée de prendre de grands seaux et la magie opère. Ils écopent et écopent tant et si bien que le bateau n’a plus une goutte d’eau à son bord. Les finitions de Kammeon, Bernard et Mathieu font que ce qui ressemblait à une vieille coque pourrie prend une allure de hors-bord. Et c’est parti pour de la vitesse vertigineuse. 40 puis 50 nœuds. En 10 minutes, l’embarcation denaisienne qui paraissait hors de portée était rattrapée. L’UJAP se calme, reste à côté des Barrueta, Goulbourne et autre Poupet. On se toise. On réduit la voilure jusqu’au moment du sprint final.

L’arrivée est toute proche, c’est une affaire de secondes. UJAP, Denain, UJAP… Qui va l’emporter ? Aïe, 9 secondes avant le franchissement de la ligne finale, les hommes de Laurent sont victimes d’une avarie inattendue. Ils ont mis tellement de gomme dans leur folle course poursuite à 50 nœuds qu’il n’ont plus une seule goutte de carburant. Et pas un souffle de vent pour arranger l’affaire. Denain franchi la ligne. Ils ont gagné.

Tandis que le coach Denaisien, Rémy fait le Valin avec ses gars, les Quimpérois observent l’eau calme, une mer d’huile. Ils voient un phoque, puis deux, puis trois. « Phoque, phoque, phoque ! » s’écrient-ils.