Aix-cédé !

Défaite le vendredi … tu l’as dans le baba jusqu’au lundi. Au moins le match du samedi, tu le gardes en mémoire le dimanche et tu l’oublies lorsque tu attaques une nouvelle semaine le lundi. Mais quand ça se passe le vendredi… ça te reste sur l’estomac, ça envahit ton esprit et ça te hante. Une mélodie t’obsède « Noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir… ». Elle vient et revient de manière lancinante dans ta petite tête de lendemain ou de surlendemain de défaite. Il faut dire que le match de vendredi te laisse un goût amer. Quand tu trouves le sommeil, tu entends des bruits de shoots qui cognent l’arceau, bien éloignés du doux swish d’un ballon transperçant le filet. Là, ça fait boing et sa résonne. Et oui j’ai eu des acouphènes de basket ce week-end !

Une pensée me vient pour les présidents qui donnent de leur temps sans compter, pour les formidables bénévoles toujours souriants et dispos, pour les Ultras du Ty Glazik qui donnent le La au public 40 minutes durant, pour les partenaires qui y croient et rendent le rêve possible, pour Laurent Foirest qui ne mérite pas ça, pour les joueurs qui ont donné malgré leur cruel manque de réussite.

L’équipe a tenu la marée pendant une bonne partie du match mais a fini par baisser pavillon dans les derniers instants. Mais comment peut-il en être autrement alors que le sort s’acharne… Kevin Mendy, en 2mn et 10secondes, avait déjà atteint sa moyenne de points sur la saison (6pts/match). Il finira le match avec 23 unités, MVP, bien au-dessus de ses standards habituels. C’est même son record en 9 ans de carrière LNB. La scoumoune je vous dis ! Quand on a le sentiment de se battre contre une force occulte, que les sans-grades se transforment en super-héros face à nous, les solutions ne paraissent pas évidentes. Et pourtant elles ne sont pas forcément si loin. Tiens, le refrain de Johnny s’éloigne petit à petit. « Noir c’est noir » se transforme en « The Eye of the Tiger ».

L’équipe se rend aujourd’hui à Rouen avec la ferme envie d’en découdre après la défaite frustrante concédée au match aller. En tête à la 38ème minute, l’UJAP avait connu un trou d’air normand qui avait permis aux Rouennais de quitter la Bretagne avec une victoire en poche. L’heure de la revanche a sonné. Le couteau entre les dents, nos béliers vont tenter de leur rendre la monnaie de leur pièce. Toutes les bonnes ondes sont les bienvenues pour aider notre équipe à renouer avec la victoire !

War-raok UJAP !