Alléluia !

On savait que ça finirait par arriver. D’un point de vue mathématique, les probabilités étaient formelles. Au niveau astral, la lune bleue présageait d’un changement. Mais surtout nos gars étaient prêts. Loin de se démonter après une série noire qui avait bien du mal à prendre fin, les hommes de Laurent Foirest étaient gonflés à bloc, remontés comme jamais. À l’image d’un Maxime qui n’a jamais accepté de perdre ou d’un général King qui est ici en mission, l’ensemble de l’équipe était parti à Poitiers pour en ramener la victoire.

L’équipe de Ruddy Nelhomme avait des arguments à faire valoir pour doucher la grinta des Bleus et Blancs. Ron Anderson n’avait pas perdu un seul match de saison régulière et Pierre-Yves Guillard est un tôlier hors pair pour maintenir l’ordre dans la maison. Mais celui dont tout le monde parle en ce moment dans le marais poitevin, c’est Sekou Doumbouya. Ce jeune pétri de talents ne rêve que de NBA et la présence régulière de scouts américains atteste de l’intérêt des franchises NBA pour ce prospect. Ce phénomène n’allait d’ailleurs pas tarder à se mettre en évidence. Doumbouya, en l’espace d’une mi-temps est à deux doigts d’égaler sa meilleure performance en Pro B. Il compte déjà 19 points à son compteur et n’a pas l’intention d’en rester là.

Malheureusement pour lui, il est bien seul et face à lui se dressent Kammeon Holsey (18 points à la pause) et l’ensemble du collectif ujapiste. L’UJAP mène 39-48. Alléluia !

Au moment d’aborder le troisième quart-temps, les locaux sonnent la révolte. Goods, leur meneur, transparent jusque là, score 5 points consécutifs mais Bernard King puis Jeff Xavier à deux reprises envoient de nouveau Poitiers dans les cordes. Alléluia !

Mais les Poitevins s’accrochent et s’approchent méthodiquement. À 68-69, l’UJAP à la balle mais cafouille en attaque. Les 24 secondes de la possession défilent. L’UJAP sent le souffle froid de Poitiers sur la nuque. Mais cette froideur inspira Maxime qui, froid comme une lame, décocha un tir à plus de 8 mètres… Ficelle ! Alléluia !

La suite, c’est du costaud pour les guerriers de Laurent Foirest : Kevin à trois points dans le corner, puis King envoie Holsey au dunk. Le reste, c’est de la gestion aux petits oignons de Mathieu et Maxime. Victoire 76-84. Adieu maudite série de défaites. Adieu phase aller maussade. Alléluia !

Cette victoire fait du bien. Dans la semaine précédant le match, un ami m’avait informé qu’un compte facebook se moquait de mon équipe favorite :

– De qui s’agit-il ? Avais-je demandé.

– De la FFL !

– Non, non, non, lui répondis-je, on dit les FFL et elles ne sont plus actives depuis la 2èguerre mondiale.

– Si, LA FFL.

– Ah, tu penses à la Fédération Française de Lutte, mais qu’a-t-elle donc à voir la-dedans ?

– Rien, tu penses bien. C’est la FFL, Fédération Française de la Lose. Tu connais pas ? Je t’envoie le lien par internet…

J’ai été très touché que ce site internet, présent sur facebook et twitter, à la pointe de l’ ‘in’itude s’intéresse à notre petit club breton. Mais leur timing est particulièrement mauvais. Le goût de la victoire est de retour en Cornouaille et on a faim…

Rendez-vous demain pour la venue de Vichy-Clermont !

Alléluia !

Keven Ar Fur