Caen tout va bien !

Mais que s’est-il donc passé samedi dans notre belle salle Michel Gloaguen ? Garnie comme à son habitude (près de 1900 spectateurs), elle fut le théâtre d’une nouvelle bataille indécise, un combat qui ne livra son verdict qu’en toute fin de match. Ce fut déjà le cas mardi dernier face à Vichy-Clermont. Une nouvelle fois, le match de samedi face à Caen n’était pas un choix pertinent pour les personnes au cœur sensible.

Je me demandais d’ailleurs qui est l’auteur de ces scénarii à rebondissements. Qui donc peut avoir l’esprit torturé au point de nous effrayer ainsi pendant le match ? Les matchs face à Denain, Rouen, Nantes ou encore Fos ressemblaient à des tragédies grecques, dans lesquelles nos joueurs devenaient aveugles en fin de match et voyaient s’anéantir tout espoir de victoire, d’avenir… Si quelqu’un en était l’auteur, je mettrais bien une petite piécette sur ce bon vieux Sophocle, champion incontesté des Dyonysies. Il me semble pourtant que ce grand dramaturge est en retraite et n’a pas écrit depuis longtemps… Mais qu’importe.

L’auteur des trois dernières victoires est forcément quelqu’un d’autre. On m’a soufflé que ce changement de ton était intervenu après l’arrivée d’un certain King dans l’équipe. Il s’agit probablement de Stephen, roi américain de l’épouvante et du thriller. À moins qu’il ne s’agisse d’un homonyme ?

Pour en avoir le cœur net, je contacte un certain Hamid Mesbah qui, me dit-on, serait celui qui tire les ficelles communicantes du club. Il me dit que je fais fausse route. Il n’y a pas de script écrit à l’avance. Juste quelques bribes, appelées « systèmes », concoctés par coach Laurent Foirest. Le scénario final n’est jamais connu à l’avance et « c’est tant mieux » rajoute-t-il.

Waouh ! Des thrillers naturels, des aventures à rebondissements dont on ne connaît jamais l’issue mais qui se terminent bien, dans un pur style hollywoodien qui plus est !

Le King dont il était question, c’est Bernard et sa passion à lui, ce n’est pas de manger des Burger… King. Sa passion c’est la gagne. Il est venu pour ça et pour rien d’autre, comme un ultime défi pour ce joueur au palmarès brillant.

Samedi encore, il sut prendre les choses en mains lorsque le besoin s’en fit sentir. Points, rebonds, passes pour une belle évaluation de 19. Lors du dernier quart, ses deux tirs autoritaires à trois points offrirent des perspectives optimistes à cette fin de match.

Mais celui qui brilla de mille feux, ce fut le Seigneur Kammeon Holsey. Il a régné sur ce match de bout en bout. Il a logiquement été élu MVP de cette 19ème journée de Pro B après cette superbe pointe à 33 points !

Si Jeff Xavier se cherche encore un costume pour aujourd’hui, Mardi gras, celui de Robin des Bois lui irait à ravir. Il a décoché un bon paquet de flèches au delà des 6m25. Il a souvent tiré dans le mille (5/8). Ce tireur hors norme nous confiait récemment avoir effectué une série de 57 tirs réussis à trois points lors d’un shooting à Poitiers.

Sire Mondésir a une nouvelle fois été très précieux. Ce prototype du guerrier ultime sonna comme un air de délivrance lorsqu’il marqua dans la raquette à 14 secondes du buzzer de fin. Mathieu, Efe et Max ont assuré. Paul-Lou et Thomas ont aussi apporté leur écot à la fête.

Il est des moments où on attend une trêve avec impatience. Il en est d’autres où on voudrait que ça continue, encore et encore, sans pause ni arrêts. C’est comme ça. On va devoir attendre un peu avant de revoir nos béliers, avant de se revoir. C’est ainsi.

Le 2 mars, ils joueront à Lille et reviendront à la salle Michel Gloaguen le 6 pour une date exceptionnelle face au leader orléanais ! À ne rater sous aucun prétexte. Bonne trêve !