Comblé de scoumoune !

La nouvelle tombait mardi dans la journée. Après Kammeon, c’était au tour d’Efe de se blesser. Forfait pour ce match face à Evreux, il sera probablement out pour les derniers matchs. Quelle tuile ! Alors qu’il prenait véritablement sa pleine mesure et dominait ses vis-à-vis, alors que l’épilogue de la saison approche, sa fracture de fatigue tombe au plus mauvais des moments.

Pourtant, le public, une nouvelle fois très nombreux, reste confiant. Evreux est une belle équipe portée par une traction arrière américaine de haut standing mais le courage de nos béliers ne fait plus mystère. L’entre-deux est remporté, le match débute. Mal, hélas, Simms est emprunté alors que Brooks (24 pts) et Walker (25 pts) justifient leur renommée. L’UJAP s’accroche toutefois. Trop au goût des arbitres. Ces derniers nous sanctionnent. Pas une ni deux fois… cinq coups de sifflets sont infligés à nos joueurs alors que l’ALM n’a pas encore été sanctionnée. Que se passe-t-il ? Les fautes sifflées aux Quimpérois sont-elles évidentes ? Pas vraiment. La défense ébroïcienne est-elle exempte de tout contact interdit ? Non plus. Y a-t-il injustice ? Clairement. Le public gronde. Et ça ne fait que démarrer. Les coups de sifflet curieux vont s’enchaîner jusqu’à verser dans le ridicule. Thomas Prost commet une faute sur une action loin du cercle. L’UJAP n’a que 3 fautes d’équipe à son compteur. Il n’y a pas d’action de shoot. Un membre du trio arbitral indique une remise en jeu sur le côté. Le coach d’Evreux hurle « il shootait ! ». Les arbitres l’écoutent et offrent 2 lancers francs sous le regard médusé des spectateurs présents.

Et malgré ça, nos joueurs s’accrochent, Bernard, Paul-Lou, Maxime, Bozo, Kevin… Ils ne lachent rien. Mais à chaque fois qu’ils sont tout près, une perte de balle, un coup de sifflet du triste trio ou des trois points adverses viennent doucher nos ardeurs. Ce fut ainsi jusqu’au coup de sifflet final.

Il n’est pas bon de se focaliser sur l’arbitrage. Il n’est pas question de remettre en cause leur probité ni leur talent. On peut malgré tout dire que le match n’a pas été correctement tenu. L’équité n’a pas été respectée et la salle a grondé comme jamais, se mettant même à chanter « merci l’arbitre » en fin de match. Ils ont agi à la manière de Deus ex Machina, ce procédé théâtral antique qui consiste à faire pénétrer un Dieu sur la scène afin de modifier le cours logique de l’histoire de manière impromptue. Mettant à mal la logique sportive, ils se sont pris pour des Dieux grecs mardi soir.

La déception, la frustration voire la colère d’avoir perdu cette rencontre fut heureusement contrebalancée par les nouvelles encourageantes provenant de Poitiers et de Saint-Chamond. Nos concurrents directs pour le maintien avaient eux aussi perdu. Tout va dorénavant se jouer sur les deux dernières journées et nous devrons obligatoirement attendre le résultat de notre déplacement au Havre à l’occasion de notre ultime match pour savoir si nous nous maintiendrons en Pro B.

Il ne reste plus que deux matchs dans le viseur. Samedi, Poitiers, concurrent direct vient nous affronter. Il n’y aura pas de Deus ex Machina cette fois-ci. On en a déjà eu suffisamment cette saison. Une victoire peut nous permettre d’obtenir un ticket pour le maintien si les Poitevins perdent leur dernier match face à Denain. Cette rencontre peut donc s’avérer capitale. Laurent Foirest et ses joueurs s’y préparent. Nous y serons !

War-raok an UJAP ! Betek an trec’h !