Et si on le faisait ?

Vous êtes prêts pour un sprint ? Il nous reste un 400 mètres à courir, les dernières foulées de la saison. 10 matchs et le verdict tombera : passera en 2ème année ou devra refaire ses preuves à l’échelon inférieur. Le bulletin n’a pas toujours été brillant cette année mais, comme un bachelier sous la moyenne pendant deux trimestres, l’UJAP peut encore trouver la ressource nécessaire pour faire face aux ultimes défis qui l’attendent. Les premiers 40 m seront courus ce soir. Vous me direz que 40 mètres en 40 minutes, c’est une vitesse très faiblarde pour un sprint. Les plus matheux calculeront une vitesse légèrement supérieure à 0,01 m/seconde, très loin des 9 et quelques mètres/seconde du recordman Van Niekerk. Mais IL NE S’AGIT QUE D’UNE IMAGE. Bien sûr qu’ils courront bien plus que 400 mètres d’ici la fin du championnat et à une vitesse toute autre.

L’équipe compte un nouveau visage. Le Bosnien Bozo Durasovic nous vient tout droit du championnat serbe. Arrivé en remplacement de Jeff Xavier, il est la dernière pièce du puzzle UJAP 2017-2018. Si son prénom peut faire sourire, son jeu devrait poser bien des problèmes à ses adversaires.

Ce soir, c’est la bande à Beugnot qui sera face à nous. Dans le grand Palais des Sport Jean Weille (6027 places), les récents vainqueurs d’Orléans vont tenter de poursuivre leur série (3 victoires). Ils sont probablement emplis d’espoir à quelques heures d’affronter la lanterne rouge de la division. Ils pensent sûrement pouvoir s’imposer facilement …

Grave erreur ! J’ai consulté un Oracle celte samedi dernier. Je lui ai demandé quelle serait l’issue de cette rencontre. Les yeux de mon devin se sont embués, puis complètement révulsés. D’une voix saccadée, il balbutia ces mots : « A Gregor, de la Mandragore tu donneras et ton Beugnot sera penot ! ». Qu’est-ce-qu’ils sont relous ces Oracles ! Ils ne peuvent pas parler clairement. Il faut toujours qu’ils se la jouent comme Maître Yoda. Celui-là m’agace. Je le secoue un peu. « Tu vas me dire clairement qui va gagner bon sang ! Les rébus et mystères à deux balles n’ont plus cours nulle part, à part peut-être à Fort Boyard ! »

Il s’exécute « Mais c’est bon j’te dis, C’est l’UJAP qui va gagner ! ». Je l’embrasse et m’en vais en me disant vivement mardi soir !

Et bien… on y est presque !