Eux ils ont Lu, nous, on va écrire l’Histoire !

Ce soir, place au derby breton ! Des supporters ujapistes prendront place en nombre dans les tribunes de la salle Mangin pour soutenir les Rois de Cornouaille en visite chez les Ducs de Bretagne. En jeu, une victoire pour un espoir de maintien, pour eux comme pour nous. Ce match, à huit journées de la fin du championnat, vaut double. Une victoire de la bande à Laurent Foirest de plus de huit points permettrait de leur passer devant au classement et d’abandonner les places de relégables à un des meilleurs moments de la saison. Mais ce ne sera pas chose facile.

Le Nantes Basket Hermine était pourtant promis à tout autre chose cette saison qu’une simple lutte pour subsister en Pro B. Passé à quelques secondes et deux shoots ouverts de l’accession en Pro A l’an dernier, les ambitions de montées étaient clairement affirmées en début d’année. Le recrutement paraissait d’ailleurs alléchant. Le nouveau coach, Neno Asceric, avait composé une équipe particulièrement athlétique et talentueuse. Hélas pour nos amis Bretons du Sud, tout est allé de travers cette année. La mayonnaise n’a pas pris, entre blessure du brillant Ekperigin, remerciement de l’entraîneur Autrichien et désertion de la salle Mangin, il y eut peu de sujets de satisfaction.

Il y eut même une petite crise en interne. Le comité directeur du club, porté par le président Jean-Luc Cadio a décidé de changer le nom historique du club. L’Hermine, emblème de la Bretagne, a presque été foutue dehors au grand désarroi de nombreux proches du club. ‘Nantes Basket’ étant probablement plus moderne que l »Hermine de Nantes’.

Le président s’explique : « Aujourd’hui, on n’est pas là pour vendre de l’Hermine quand on va jouer à l’extérieur. C’est Nantes que l’on doit mettre en avant. On a tout de même une subvention de la Métropole. Deuxième chose, Nantes Basket, c’est plus facile à dire. On peut s’appeler Nantes Basket et scander « allez l’Hermine ». Il ne faut pas être con dans la vie ! »

Pour être cash, je lui répondrais, « tu as raison, il ne faut pas être con dans la vie ! ». Le basket à Nantes, c’est l’Hermine ! Croyez-vous que les Basques de Bilbao ou Vitoria renient leur identité ? Le club de Pau-Lacq-Orthez, sans son attachement Béarnais n’a plus la même saveur. Imaginez-vous le CSKA Moscou se rebaptiser Moscow Basket … parce que c’est plus facile à dire ? Her-mine… est-ce si compliqué à prononcer ?

L’UJAP est portée par ses deux succès acquis la semaine dernière. Que ce soit face à Saint-Chamond, ou plus nettement encore à Nancy, la défense de nos gars à permis de se remettre dans le droit chemin, d’entretenir un espoir de maintien à un moment où bon nombre d’observateurs nous voyaient descendre tout droit en N1. A Nantes, il y a les Machines de l’Île. Nous dans le genre grosse machine, on a Efe. Il n’a pas besoin d’huile dans ses rouages. Notre colosse fera parler sa puissance physique pour contrer Waverly Austin qui nous avait fait tant de mal à l’aller. Quant à Ekperigin et McKnight, on a Kevin, Kam et même Bozo par séquences pour leur barrer la route. Max et Thomas, on compte sur vous pour surpasser Diggs et Ona-Embo alors que Paul-Lou et Mathieu prendront le dessus sur Guy-Landry Edi. Quant à Bernard King, il saura leur montrer qui est le roi actuel du basket breton !

Ils sont tous prêts à actionner la défense 2.0 de l’UJAP. Nous, on est prêt à les soutenir.

War-raok UJAP !