Les Roannais n’étaient pas là pour souffrir, OK ?

Lorsqu‘une équipe de bas de tableau se déplace chez un cador de la division, on attend d’elle qu’elle lui montre de la révérence, qu’elle fasse preuve de respect. Mais, mardi soir à la Halle Vacheresse, de révérence, on n’en vit pas la moindre trace !

Effrontés, les ujapistes les regardent dans les yeux, les toisent et les agacent. À chaque fois que les joueurs de Laurent Pluvy s’apprêtent à rouler des mécaniques et à décrocher le vilain petit club breton, les hommes de notre Laurent s’accrochent à leurs baskets et leurs rappellent inexorablement qu’ils sont toujours là. Le public s’agace : « mais bon sang, quand vont-ils s’arrêter ? Mais ils sont fous ces Bretons ! »

Kammeon, récemment embarqué dans l’aventure ujapiste, joue avec insolence. D’une adresse diabolique, il domine largement son vis à vis. Mathieu, Efe et Maxime poussent quand il le faut et Jeffrey décoche quelques fléchettes bien senties (d’autres le seront moins hélas).

Les plans de jeu de l’entraîneur choralien avaient du plomb dans l’aile et on se dirigeait tout droit vers un scénario catastrophe pour Roanne. Par chance, les arbitres vont aider à remettre un peu d’ordre là-dedans. Estimant peut-être que Iron-Max ne ressent pas les coups qui lui sont portés tant il paraît invincible, ils décident de ne pas siffler de faute sur lui. Une fois, puis deux… Quand un Roannais décide de s’allonger par terre et de faire une petite glissade, ils ne sifflent toujours pas.

De « sages » décisions qui permettent de ne pas mettre de désordre dans un classement bien établi.. C’est ce qu’on appelle l’arbitrage providence, très utile lorsque le plan ne se déroule pas comme prévu.

Une certaine logique fut ainsi respectée hier soir. Celle de Goliath qui triomphe de David, du loup qui mange le petit chaperon rouge, de Blanche Neige qui se fait lapider par les sept nains… Non, mais, faut pas croire aux contes de fées !

La troisième prolongation était peut-être de trop. Mais bon sang, quel match ! Quel mental des deux côtés du terrain. Ou pour parler plus crûment… Ces joueurs avaient de sacrées testicules !

Ils en auront encore plus, soyez-en sûrs, samedi prochain pour la réception de Charleville-Mézières. Ils nous promettent un tout aussi beau match, une grosse dose d’intensité et surtout, de nous offrir à nouveau le doux parfum de la victoire !

À samedi !