Ma Doue benniget, ils l’ont encore fait !

Il y a des jours où tout sourit, pour moi aujourd’hui, c’est dur. Certes, l’équipe a gagné samedi, mais le chocolat n’est pas un aliment très digeste et tout abus est sévèrement puni par la nature. On m’avait pourtant mis en garde contre les dangers du blanc. Le noir, plus amer, serait moins nocif pour la santé…

De retour d’un week-end d’anniversaire-concert-lancement d’album-chocolat, mon inspiration est en totale berne. Panne sèche, rien! Je laisse le volant à ma femme sur notre route vers Huelgoat où nous sommes censés trouver… du chocolat. J’en ai des hauts le cœur. Je compte profiter de ce moment pour écrire le texte que voici, destiné aux internautes fréquentant la page de l’UJAP, cahier d’écolier et bic à la main.
On roule depuis bientôt 20 mn et je n’ai pas le début d’une idée. Une musique passe dans la voiture. Je me penche vers les enceintes pour tenter de comprendre les paroles d’une chanson de Postaal qui parle d’une sortie de l’obscurité. Peut-être le début d’une inspiration ? La musique est superbe mais je ne comprends pas tout. C’est raté. Je repars pour un néant spirituel de 10 minutes. On dépasse Pleyben lorsque je trouve dans le vide-poche une carte postale avec une superbe photo de Paul-Lou Duwiquet. Je la clipse sur le pare-soleil avec l’aide du miroir. Je me retrouve en face à face avec Paul-Lou. Il me sourit. C’est un sourire généreux et ses yeux rieurs laissent à penser qu’il est très heureux de l’épilogue du match de samedi. Je lui lance alors un « tu peux être fier de toi ! ». Il ne me répond pas. Signe de modestie sûrement. Je crois qu’il m’a fait un clin d’œil mais ça doit être un effet boomerang de chocolat.

Que m’a-t-il pris d’abuser ainsi du cacao ? La victoire pardi ! Que ce soit à Kemper, Paris, Deauville ou Québec via Tébéo, elle a rendu des milliers de personnes heureuses. Elle a conforté l’espoir né mardi dernier à Nancy. Elle a permis de laisser Charleville derrière et d’avoir Nantes et Poitiers dans le viseur.

Une première mi-temps portes ouvertes, intéressant pour attirer les nouveaux spectateurs mais insuffisant pour bâtir une victoire. Mais si certains visages se crispent à la mi-temps il n’y a aucune inquiétude à avoir. Il n’y avait nul besoin de druide ou de devin cette fois pour deviner ce qui allait se passer. Tout observateur perspicace aura forcément noté que le match était parrainé par la Sambo. Que nos ujapistes assurent pour l’occasion était une évidence. Les présages se cristallisèrent en deuxième mi-temps. Les portes ouvertes se refermèrent alors. Trop tard pour les visites. On reste entre nous, huis-clos entre joueurs, coachs, staff, 1846 spectateurs, les Tébéoistes et les LNBTVistes. Quand la défenses ujapiste sort ses griffes, rien ne va plus pour l’adversaire. Des prises à deux étouffantes, une contestation permanente du porteur de balle, l’arsenal défensif de notre équipe paraît complet et efficace. Si on ajoute à ça une belle démonstration offensive saluée par une évaluation fleuve cumulée de 111, les éléments étaient réunis pour faire mordre la poussière à la brillante équipe de Saint-Chamond.

Comme l’a dit le coach adverse, Alain Thinet, l’UJAP actuel n’a rien à voir avec une équipe relégable. On ne peut qu’être d’accord mais pour le confirmer, pour sortir de cette zone d’inconfort, c’est une victoire vendredi prochain à Nantes qui permettra peut-être de rendre cette affirmation officielle.

Notre déplacement le plus court sera également un des plus importants voire le plus critique. Si vous êtes dispo, n’hésitez pas un seul instant et rejoignez nos rangs pour envahir la salle Mangin et pousser nos béliers à la victoire à Nantes !

Betek an trec’h !