On a touché du Blois pour la fin de saison !

On savait pertinemment que le challenge serait très relevé vendredi dernier. Avec Paul-Lou et Kammeon sur le flanc avant le coup d’envoi, la mission paraissait quasi-impossible. Le 1er quart-temps apporta cependant son lot d’espoirs grâce à la vista et à la réussite de Bernard King. Hélas, le deuxième quart enterra quasiment tout espoir. Face à la rugueuse défense blésoise, nos guerriers ne furent pas en mesure de remonter l’écart concédé.

Quand on parle de rudesse, de défense imperméable et de densité physique, les hommes de Mickaël Hay sont de sérieux candidats au titre de meilleure défense de Pro B. Un voisin de gradin s’en est étonné : « Je n’ai jamais vu ça, à ce point. Des coups de coudes, des gars qui résistent aux chocs de nos gros gabarits sans même froncer un sourcil ou plisser un poil du derrière ». J’ai donc décidé de mener l’enquête. Oh ce ne fut pas si compliqué. Je me suis rendu sur Wikipédia et ma réponse, je la tiens. La région de Blois est particulièrement célèbre pour être très prisée des chasseurs qui y trouvent du grand gibier et des gibiers d’eau.

Les gars, Mickaël Hay les envoie dans les forêts, au bord des étangs et il les lâche. Tous les joueurs se lancent. Ils chassent à mains nues. De tout, du cerf, du sanglier, un faucon faisant le guet. Tout y passe, toute la faune du Loir-et-Cher. Ils courent plus vite et ont pour habitude d’arrêter les sangliers avec le torse. Cet entraînement hors norme prend des proportions inquiétantes. Il se murmure que le zooparc de Beauval maintiendrait une surveillance accrue lorsque les joueurs s’entraînent à proximité. Que se passera-t-il lorsque leurs américains retourneront à New-York ou à Los-Angeles par exemple ? Ne seront-ils pas victimes de syndromes post-traumatiques à l’image des GIs envoyés sur les fronts de guerre ? Quel gibier y trouveront-ils ?

On l’a compris, l’UJAP n’avait que peu de chance de s’imposer face aux Blésois. Nos joueurs ont pourtant fait jeu égal après l’abysse creusé par l’ADA au deuxième quart-temps. Même amoindris de deux éléments clés, sans se chercher d’excuses, ils avaient à cœur d’honorer les près de 2000 spectateurs qui avaient pris place dans les gradins. Cet engouement est à coup sûr un des rares éléments positifs de la soirée. Il y a un public dans le pays de Quimper. Ce public est très bon. Certains racontent qu’il serait même trié sur le volet. Cette satisfaction est à mettre au crédit de la politique ambitieuse conduite par l’UJAP. Le club évolue sans cesse et cherche à se moderniser, à changer de braquet tout en conservant son identité. L’UJAP Cap 2020 prend forme plus vite que nous le pensons alors que nous ne sommes qu’en 2018. Tout ça nous laisse présager de beaux jours.

Ça tombe bien, c’est le printemps et on a touché du Blois vendredi dernier donc la fin de saison devrait bien se dérouler !

Que ces belles prédictions commencent dès mardi prochain à Fos-sur-Mer.

War-raok UJAP !