Poitiers, là où peut se dessiner le Futurhoroscope de l’UJAP

Samedi, la lune est en vierge. Et alors, me direz-vous, ça vous fait une belle jambe ! Je comprends bien mais ne sachant plus à quel saint me vouer, je dois vous avouer avoir cherché des explications dans le domaine du surnaturel, des prévisions encore plus hasardeuses que la météo. Mais passons…

Pour le dernier match de la phase aller, nous nous déplaçons à Poitiers. Ce sera l’occasion pour Laurent Foirest de retrouver son collègue en Équipe de France, Ruddy Nelhomme. Mais la cordialité sera de courte durée. Les deux équipes jouent gros sur cette rencontre. Nous concernant, nul dessin n’est nécessaire, il faut gagner coûte que coûte, avec ou sans la manière. Pour Poitiers, la zone trouble de la descente n’est pas loin et ils comptent bien rejoindre un milieu de tableau plus rassurant.

L’effectif de Poitiers a une particularité. Il réunit cette année le plus fidèle d’entre les fidèles et le plus volage de la division. Pierre-Yves Guillard est l’homme d’un seul club, depuis ses débuts professionnels en 2001, il n’a connu que Poitiers. Hopala, des propositions, il en a eu. Mais jamais il n’a succombé aux sirènes des autres équipes. À ses côtés, l’homme à clubs s’appelle Ron Anderson. De Charleville en passant par Saint-Chamond puis Poitiers, il en a déjà collectionné trois cette année. Il papillonne avec succès d’ailleurs, car exceptés les défaites en Leaders Cup avec Charleville, il est invaincu cette saison en Pro B !

En dehors de ces deux extrêmes, il faudra surveiller de près Anthony Goods, un arrière racé qui nous fit mal à deux reprises en Leaders Cup et qui sort d’une énorme performance dans la victoire poitevine à Nantes le week-end dernier (34 points). Il y a aussi Ibrahima Fall Faye et ses 2m07 et Sekou Doumbouya qui ont tous deux un très fort potentiel.

Chez nous aussi, il y a de plus en plus de beau monde. Kammeon Holsey a définitivement pris ses aises dans cette UJAP version 2018. Si les arbitres le laissent jouer son jeu, il est très précieux et sait défendre. Il a été rejoint par un autre américain de très très haut calibre. Pour étrenner son maillot ujapiste, Bernard King a failli faire tomber Évreux le week-end dernier. D’une adresse redoutable à trois points, il est surtout connu pour son mental à toute épreuve.

À ces deux retouches, on peut ajouter le Mathieu Tensorer cru 2018. Une très bonne année pour les Mathieu à n’en pas douter ! Le nôtre est irrésistible depuis le changement d’année civile.

Paul-Lou, Maxime et Kevin sont des valeurs sûres. Si valeur ajoutée il doit y avoir, elle pourrait venir de Jeffrey Xavier. Ses performances n’ont pas été bonnes depuis un moment. S’il ne se sent pas exempté de défense, il sera peut-être le facteur X de la victoire à venir. Réponse vendredi soir à partir de 22h…

Pour finir, sachez que j’ai été contacté par un exorciste qui promet un simple désenvoûtement par le plomb car il paraît que le club n’est qu’au niveau 3, soit un envoûtement inférieur à 90%. Je lui ai demandé comment il faisait ce calcul. Il m’a tout simplement répondu que le pourcentage de défaites était inférieur à 90 % cqfd ! Il m’avait tout simplement bluffé et je vais de suite transmettre ses coordonnées à nos présidents.

Grâce à lui, au staff et à nos joueurs, Saint Corentin va conjurer le sort dans la salle de Saint-Éloi !

Betek an trec’h !