Une belle histoire d’un soir qui se termine mal

Tout avait merveilleusement commencé. Jeff Xavier démarre fort dès le début du match. Deux petits pas de décalage pour s’assurer d’avoir les deux pieds au-delà de la ligne à 6m25 et swish, le tableau de marque affiche les premiers points. Un petit hook de Cox, suivi d’une deuxième fléchette de Jeff, imité peu après par un très bon Max et le ton de la rencontre est donné en ce qui concerne l’attaque. Tout va merveilleusement bien d’ailleurs car la défense, elle aussi est au diapason. Dès qu’un intérieur adverse s’aventure trop près du panier, l’étau se resserre et se ferme.

Efe Odigie fait une entrée tonitruante en signant deux alley-hoops coup sur coup. L’écart se creuse pour atteindre les 17 points à la mi-temps sur un nouvel alley-hoop d’Efe, servi par Max juste avant le buzzer. Ce furent 20 minutes de toute beauté côté breton. Les Nordistes peuvent remercier leur fada du tir longue distance, Yunio Barrueta. Cet américain né à Cuba a trouvé la mire (7 sur 9 à 3 points!). Sans lui, l’écart eut été abyssal et probablement … rédhibitoire.

Hélas, peu d’écart à la mi-temps sont rédhibitoires au basket et la très belle équipe ujapiste vue durant cette première mi-temps n’allait plus revenir sur le terrain ce samedi soir. Les joueurs sont pourtant physiquement présents au coup d’envoi du troisième quart mais le mental n’est plus le même. La fluidité en attaque, l’intensité défensive, le respect des plans de jeu, tout ça était resté aux vestiaires malgré les mises en garde de Laurent Foirest.

Après 5 minutes en trompe l’oeil Denain entame sa remontada. Poupet, au buzzer, permet aux siens de n’être plus mené que de 3 points. Nos joueurs sont sonnés mais ne craquent pas. Le dernier quart est un mano a mano durant lequel des exploits individuels cachent les approximations, les oublis collectifs.

À ce petit jeu, c’est Denain qui a 3 points de plus au compteur à 6 secondes du terme. Cox hérite de la balle sur la ligne à trois points et peut envoyer le match en prolongations. Le tir rentre. Hélas, ses pieds sont trop grands ! La ligne est mordue et seuls 2 points sont accordés. 79-80… À Denain la victoire.

L’apprentissage de la Pro B n’est pas facile. On le savait. Dorénavant on sait aussi :

  • Qu’il faudra que Jeffrey apprenne à Demarco son petit pas de danse pour s’assurer d’être derrière la ligne à trois points la prochaine fois.

  • Qu’il faudra être plus forts mentalement et respecter le collectif, les plans de jeu de Laurent Foirest qui avaient marché à merveille les 20 premières minutes.

  • Qu’il ne faudra plus que nos gars se la jouent « facile ». Il n’y a pas de place pour ça en Pro B. Quand James remonte la balle et tente de passer deux défenseurs au niveau de la ligne médiane, ça ne marche pas.

En regardant par-delà la déception légitime, on trouve cependant des signes positifs :

  • La défense collective, pendant 20 minutes fut un modèle du genre, particulièrement sous les paniers. Goulbourne peut en témoigner. Il a été transparent. Cazenobe termine MVP du match avec 27 d’évaluation mais fut limité au strict minimum en première mi-temps.

  • On était à deux doigts… de pieds d’accrocher la prolongation et d’offrir une autre issue à la rencontre.

  • On était à plus de deux doigts… d’aborder les 28 dernières secondes en tête. Le scénario final du match eut été différent. Quand Maxime prend son shoot, c’est une main entière qui s’abat sur son avant-bras. Aucun arbitre ne siffle… rien… nada… jouez, y’a rien à voir !

Il n’y aura pas de match avant le 1er Décembre. Ce seront alors deux rendez-vous cruciaux pour notre équipe : un déplacement à Aix-Maurienne puis la réception de Rouen, deux équipes concernées dans la lutte pour le maintien. Deux rendez-vous à ne pas rater !

 

 

Keven Ar Fur