Une entrée sympathique, un plat de résistance savoureux mais un dessert qui n’en est pas un !

Tout avait bien commencé. Efe puis Kévin marquaient les premiers points à l’intérieur. Ils furent suivis de Max, Jeff et Cox pour mener rapidement 13 à 6. Tout semblait partir sur des bases solides. Les petits ballons qui traînent, vous savez, ces petits rebonds mal contrôlés, ces petits cafouillages qui terminent dans les mains d’une équipe plus que d’une autre. Ces balles là étaient pour nous en ce début de match. Mais ça n’a pas duré. Rouen hérite de ses ballons capricieux et nous passe un 14-0 ! Nos béliers vont réagir et grâce à Abou Diallo, revenir à deux petits points quand retentit buzzer du 1er quart.

On se dit alors que l’entrée ne fut peut-être pas divine mais sérieuse malgré tout et que la dernière bouchée annonce un plat de résistance savoureux.

Et nous voilà servi !

Un plat très épicé en défense et doux en attaque. L’UJAP passe devant et impose une défense de zone qui eut l’effet de paralyser les Normands. On est devant à la mi-temps 47-34. Au retour des vestiaires, je me rappelle que le service avait laissé à désirer lors du repas contre Denain, d’où une certaine appréhension lorsque les acteurs reprennent possession du parquet. Mais je suis rapidement rassuré en me disant même que je reprendrais volontiers du caviar. Paul-Lou s’exécute alors en distillant une de ses 6 passes décisives pour un trois points de Max. Un régal.

Quand un repas est bien engagé, il doit l’être jusqu’au bout. Je découvre alors que la sauce dans laquelle baigne ma viande est beaucoup trop salée. La défense de l’UJAP est beaucoup moins autoritaire. Les Rouennais se rapprochent à 6 points en fin de troisième quart temps avant qu’une faute technique viennent donner de l’air à notre équipe.

Je vais quand même

boire un verre de vin pour faire passer un petit goût désagréable. Manque de chance, celui-ci me donne le hoquet : ça doit être un coup de ce diable de Demon Williams, diaboliquement adroit.

Vient enfin le dessert, un baba au rhum revisité en forme de ballon orange. Il y a de la chantilly, du rhum et des petites surprises me dit-on… J’attaque la chantilly et tout va bien. Arrivé au milieu de ce 4ème quart, je manque de m’étouffer. Ce n’est pas le rhum qui en est la cause bien sûr, mais un raisin sec caramélisé aussi dur qu’un gravier ! Les Normands passent devant à 5 mn de la fin 73-75. Une gorgée de vin et tout va mieux. Ce n’était qu’une petite frayeur. Nos joueurs se donnent de l’air et restent en tête jusqu’à la 38ème minute, 84-82.

Nouvelle bouchée et crac, cette fois-ci c’est une dent qui fait les frais de ce baba pas cool. Nos ujapistes sont débordés dans la dernière ligne droite. Il y eut du bon dans ce repas mais cette fois c’en est trop. J’appelle le maître d’Hôtel. Je lui explique que ce dessert est immangeable. Il me répond que ce n’est pas le dessert, mais un trou normand …

Le repas était fini, le match aussi. Les deux se sont achevés par un trou normand ! La prochaine fois je prendrai une complète !