Après Vichy

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Voici une des raisons pour lesquelles les compte-rendus de match ne sont pas mis en ligne avant le lundi. Celui qui nous écrit les textes est une vraie girouette. Jugez plutôt :

 

Clap première (vendredi 22h) :

Ô rage ! Ô désespoir !

 

Un tel spectacle fait monter en moi une éruption violente. On est en Auvergne, c’est vrai. Mais quand même ! Je suis pris d’une horrible envie d’inventer des nouveaux mots : minabilisme en attaque, inexistencialité de repli défensif. Les joueurs ont été aussi vivants que des spectateurs de télé-réalité avachis dans un canapé regardant un blond bronzé faisant mine de draguer une midinette en string avec un généreux bonnet D. Va-t-il l’emballer ? En tout cas, ce sont les Vichyssois qui ont emballé cette rencontre devant la passivité coupable de nos béliers. Béliers ? Que dis-je ! Nos agneaux ! Il y eut bien ce 10-0 infligé aux Auvergnats durant le 3ème quart. Cette réaction d’orgueil nous a fait espérer quelques secondes mais une nouvelle cascade d’oublis, d’erreurs et plus grave, de manque de gnac nous a replongé dans la consternation. Je me rappelle tout d’un coup de vieilles cassettes VHS de NBA. Ca s’appelait « Dazzling Dunks and Basketball bloopers » et ça compilait des dunks, certes, mais aussi des actions ridicules et hilarantes. Des ‘bloopers’, on en a vu ce soir. Ils ne m’ont pas fait rire ! Nos joueurs ont intérêt à se ressaisir parce que la semaine à venir risque d’être cruciale. Bon je vais me coucher… Thug life !

 

Clap deuxième (samedi 9h30) :

Quand ça veut pas...

 

La colère n’est jamais bon guide. Il faut relativiser. Je me suis emporté hier soir. La défaite est cuisante, certes. Hormis Valdelicio et Maxime, la plupart de nos gars ont été transparents à Vichy. On sait pourtant qu’ils peuvent être très bons. On l’a déjà observé à de multiples reprises. Dans un championnat où tout le monde peut battre tout le monde, il est des matchs durant lesquels tout va bien. Les paniers rentrent, le jeu est fluide et les automatismes fonctionnent à merveille. Il en est d’autres par contre durant lesquels tout va mal. Rien ne rentre, les joueurs ne se trouvent pas et perdent leur concentration devant un tel déluge de malchance. Dans ces cas-là, les meilleurs équipes resserrent les boulons en défense. Ce ne fut pas notre cas. C’est dommage mais c’est comme ça.

 

Clap troisième (samedi 18h30) :

L’apéro de la rédemption

 

L’UJAP a essuyé une défaite à Vichy. C’est vrai. Elle était claire, nette et sans bavure. Et alors ? Vichy-Clermont est troisième du championnat et ce n’est pas le fruit du hasard. Nous jouions chez eux. Ce match ne fait pas partie des rendez-vous incontournables en vue du maintien. Ceux-là auront lieu la semaine prochaine. Les réceptions de Caen, mardi et d’Aix-Maurienne, samedi sont d’une toute autre importance. Cette défaite nous permet de ne pas nous sentir trop beaux, de ne pas prendre les matchs à venir à la légère. L’erreur est souvent formatrice. Tout dépend de ce qu’on en fait. Certains auraient préféré une défaite semblable à celles concédées à Roanne ou face à Orléans ? Des défaites durant lesquelles on avait observé du beau jeu, voire du très beau jeu. Comptablement parlant, le résultat est le même. Psychologiquement, le résultat peut même être meilleur dans l’optique des matchs à venir.

 

Clap dernière (dimanche 10h) :

Vers un avenir radieux

 

Notre capitaine Maxime a tout donné à Vichy. Valdelicio, de retour de vacances passées en Angola, est un totem sûr dans notre raquette. Jamais il n’abdique. La réussite nous a fui mais j’ai une totale confiance dans cette équipe. Il s’agit tout simplement de la meilleure équipe de l’UJAP depuis de nombreuses années. Elle est capable de grandes choses. Laurent Foirest est un stratège à qui on ne la fait pas. Un winner indéfectible qui trouve toujours la solution. Il nous a sauvé d’une probable relégation en Nationale 2 à son arrivée. Il nous a fait monter en Pro B dès l’année suivante. Il nous a permis de nous maintenir ensuite. Il le fera de nouveau cette année et sera celui qui nous ouvrira les portes d’un avenir sportif encore plus beau. UJAP, je vous aime ! À mardi prochain !