Bernard is the real King !

P2710039

Tu aimes les films d’Hitchcock ? Si c'est le cas, tu as aimé ta soirée basket du vendredi. La salle Michel Gloaguen est devenue « the place to be » pour les amateurs du genre. Les scénarios proposés cette année sont particulièrement redoutables. Il faut avoir le coeur bien accroché pour survivre aux ultimes secondes des matchs de l’UJAP à domicile. Il est d’ailleurs en projet de rajouter un défibrillateur supplémentaire. Ce ne sera pas du luxe !

On attendait les Lillois de pied ferme vendredi. Beaucoup d’entre nous y voyaient l’occasion de glaner une victoire supplémentaire à domicile. Tout débute en effet sous les meilleurs auspices. L’UJAP donne le ton et impose sa loi sur le parquet. Cette loi, c’est celle de Bernard King. Au four et au moulin, il saigne les Lillois avec un parfait 5/5 à trois points (6/8 au final). Valdelicio domine le débat des airs. La balle circule vite et bien. La première mi-temps se déroule comme dans un rêve (56-40).

Là, tu te dis que le film va se finir en « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ». La buvette réunit des gens aux sourires radieux. Mais, vite, tout le monde retourne s’asseoir car il n’est pas question de perdre une miette de ce gourmand festin de beau basket.

Mais dès le troisième quart-temps, c’est Lille qui mène la danse. Il ne s’agit plus de Lille aux Enfants mais de Lille au Trésor. Le couteau entre les dents à l’image de Suka-Umu, ils grignotent leur retard et terminent le 3ème quart-temps avec un débours de 7 points.

Les coéquipiers de Max ne se laissent pas abattre. Ils continuent de trouver des solutions pour rester devant au score. Ils n’est pas question pour eux de se faire voler ce match. Pourtant, alors que le mouvement de grogne sociale des gilets jaunes n’était prévu que le lendemain, trois demi-gilets jaunes tentent de bloquer la libre circulation des joueurs de l’UJAP. Qu’importe, Bernard King était dans la twilight zone vendredi. Tout ce qu’il touchait se transformait en or.

A 3mn15 de la fin du match, l’histoire d’amour menace de se transformer en film d’horreur. Lille a repris la main sur le match et mène 78-81. BK égalise à trois points. Une passe décisive plus tard pour le toujours très sûr Valdelicio, c’est encore insuffisant pour s’assurer la victoire. Alors, après l’adresse et l’altruisme, notre héros va utiliser une autre de ses qualités : la malice. En allant provoquer deux fautes pleines de bon sens, il fait repasser son équipe devant après deux lancers francs. La balle est à Lille. On a tiré les premiers, on a marqué. L’ultime seconde du match ne changera rien, la victoire est là, au bout du suspense.

Il y eut de la magie lors de cette soirée basket, celle de Bernard King. Ses statistiques furent éblouissantes : 27 points en 37 minutes, 8/11 au shoot dont 6/8 à trois points, 5/5 aux lancers-francs, 3 rebonds et 12 passes décisives. Il signe une évaluation record de 37 ! Et plus encore que des simples statistiques, ce furent le timing et l’élégance de ses gestes qui illuminèrent le regard des spectateurs.

On en deviendrait presque royaliste ! Vive King !