Coup de tabasco

Depuis quelques jours, le froid s’est installé sur notre vieille Europe. Du Nord au Sud, d’Est en Ouest, les collections Automne-Hiver commencent enfin à trouver preneur et même dans les pays tempérés, on commence à ressentir les frissons d’une baisse inexorable des températures. Alors, on se réchauffe comme on peut. Tisanes, Thés, cafés, chocolat, les choix de boissons chaudes ne manquent pas pour lutter contre le froid. Certains ont opté pour un bon bol de basket-show samedi soir. L’effet de réchauffement fur immédiat, pareil à celui du grog.

La première lapée est bonne. L’UJAP rentre plutôt bien dans le match sous l’impulsion du King. La bande à Maxime impose son physique, supérieur aux Alsaciens nettement dominés par la taille. Ce breuvage devient encore meilleur à la deuxième gorgée. On y trouve du corps, du panache. Bryce Douvier se montre particulièrement polyvalent et les deux équipes se quittent sur un score favorable aux hommes de Laurent Foirest (45-34). La troisième gorgée est toujours aussi agréable. On ne sent absolument pas le goût de tabasco. Vous savez, ce tempérament exalté dont avaient fait preuve les joueurs de Gries en martyrisant Lille ou en passant plus de 100 points à Orléans. On sait qu’il est dedans mais, ma foi, on ne le voit pas vraiment.

Reste la quatrième et dernière gorgée. On a bien pris la mesure de notre boisson. Du moins le croit-on. L’UJAP déroule et mène 90-72 à 4 minutes de la fin. C’est alors que surgit le goût du Tabasco qui fait tousser l’équipe entière. Le cocktail n’avait pas été mélangé et c’est du tabasco pur qui prend la gorge de nos joueurs. Gries et ses deux diables Catalans et Basques balancent des bombinettes qui les rapprochent à deux petits points (98-96). Ils ont même la balle du match. Nous sommes assommés. Mais Djimrabaye digère très vite et provoque une faute offensive du jeune Loubaki.

Mais que s’est il passé ? Pourquoi le tabasco n’a pas été bien mélangé ? Certains auront trouvé excellent ce cocktail malgré tout. La présentation était très belle. Le grand bol dans lequel il a été servi y était pour beaucoup. Et avoir du bol, ça aide ! D’autres ont trouvé le verre à moitié plein ou à moitié vide, c’est selon. La frayeur éprouvée en fin de match n’était pas sans rappeler une fête d’Halloween qui se serait prolongée tout le week-end. Ce ne serait pas complètement faux. Nos Béliers ont peut-être voulu rappeler que l’origine d’Halloween est bretonne (la Samain, premier jour de l’an celtique). Mais n’oublions surtout pas que le but était de nous réchauffer. On peut dire que l’opération a été réussie. La climatisation de l’UJAP en championnat a bien été mise en route avec cette première victoire dans notre salle. On saura la remettre en route de la même manière la prochaine fois. On se rappellera juste de bien mélanger le tabasco !

Et au fait… Bloavezh Mat ! Bonne année celtique !