On n’est pas mal !

Cette petite phrase anodine, on a pu l'entendre plus qu'à son tour dans les travées de la salle Gloaguen vendredi soir et dans les petits briefings d'après match, je n'ai entendu personne pour remettre un doute. Il faut dire que quand une histoire commence bien et finit tout aussi bien, on peut légitement être serein. Le film du match de vendredi ressemblait plus à une 'love story' qu'aux thrillers auxquels on était habitués la saison dernière.

Et du 'Love', il y en eut lorsque nos ujapistes firent un tour de terrain pour taper dans les mains des supporters qui les aiment déjà tellement. Une célébration qui s'était faite particulièrement rare l'an dernier.

Le 'Love' ne mis pas bien longtemps à se sentir. Dès le début du match, Valdelicio se montre très solide dans la raquette. Les cercles de Gloaguen sont les siens et il ne laissera pas grand chose cette année sous les paniers. Rebond offensif, faute et lancers, voilà comment le premier match de la saison du totem angolais est lancée.

Travis Cohn se montre insaisissable. Il a de la dynamite dans les jambes. Il semble voir tout plus vite que ses adversaires. Il reçoit une passe laser du King et il transforme avec un beau tir extérieur plein d'assurance.

Là aussi, on se dit que 'Love is in the air'. Cette triplette non JFL donne plus que satisfaction. L'an dernier, ce n'était pas le cas. Avec une évaluation cumulée de 68, ces trois gaillards ont ébloui les spectateurs, n'hésitant pas à se tourner vers eux pour célébrer, communiquer avec eux. La romance est en route...

Comme si ça ne suffisait pas, Kevin Mondésir était au top lui aussi, comme l'ensemble de l'équipe. Des changements de cinq opérés par coach Foirest, il n'y en eu aucun qui causa une baisse de niveau.

Les spectateurs sont contents, ils sont fiers de supporter cette équipe qui a su valider sa première victoire en Leaders Cup, après celle acquise en Coupe de France mardi dernier. Nous sommes donc en course dans tous les tableaux. Oh certes, il y eut quelques mots désagréables en première mi-temps. Après une passe laser complètement ratée de Bernard, un petit « Mais t'es Kong ou quoi King ? » a fusé. Dans la foulée, il sanctionne le mauvais parleur de deux trois points consécutifs.

Quand Travis Cohn commet une faute antisportive, un petit « mais quelle faute Cohn » siffle à mes oreilles. Ce ne furent là que des anecdotes, du piment ajouté au 'Love cocktail' servi hier soir par nos joueurs.

Tout s'est parfaitement passé. Il n'y eut aucun braquage, tout se déroulant dans le respect de la loi. Tout ? Non, pas vraiment. Lorsque le speaker demande à Kerny de distribuer les ballons, ce derniers n'a même pas le temps de pénétrer sur le terrain qu'il se fait braquer en règle par une horde d'enfants qui le déleste en moins de 5 secondes de tout son butin. Pauvre Kerny ! Ces enfants étaient-ils des dangereux criminels ? Bien sûr que non. On peut simplement imaginer qu'ils n'avaient pas su gérer l'intensité de Love diffusé dans la salle vendredi.

Cette passion, nos joueurs vont tenter de la diffuser dans la salle de Poitiers demain. Pas sûr que les Poitevins le ressente de la même manière que nous mais qu'importe. De ce match, la victoire est la seule chose qui nous importe.