Preview : UJAP – Gries Oberhoffen

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A Güata Rutsch Gries-Oberhoffen !

 

Nous accueillerons samedi l’équipe de Gries par ce message en Alsacien. Il signifie littéralement « Bonne glisse ». C’est pour eux l’équivalent de notre « Bloavezh mat » pour souhaiter une bonne année. Si le Pays des Alsaciens n’est pas grand par la taille, il l’est par le talent. Si on zoome sur le club de Gries-Oberhoffen, c’est encore plus éloquent. Gries et ses 2750 habitants y est associé à Oberhoffen et ses 3441. Ensemble ils font des merveilles en Pro B. C’est un peu comme si un club de Pleuven-St-Evarzec terrorisait les parquets Antibois ou Nancéens. Mais comment ont-ils pu se hisser jusqu’au sommet du basket hexagonal ? La choucroute donne-t-elle des ailes ? On le saurait. La flammekueche aurait-elle sur eux l’effet des épinards de Popeye ? J’en doute. Ces spécialités n’ont d’autres bénéfices que le plaisir gustatif. De la Nationale 4 à la Pro B, le BC Gries-Oberhoffen a gravi tous les échelons et s’est mis à accélérer le pas ces dernières années. Deux petites années en Nationale 1 auront suffi aux Alsaciens pour débarquer enPro B l’an dernier. Ils avaient étonné tout le monde à tel point que leur roster a été largement pillé durant l’intersaison.

 

Le coach Ludovic Pouillard a du recomposer son effectif à partir d’une feuille quasi blanche. Il ne restait qu’un seul nom dans l’équipe : Zengotitabengoa. Le Basque était associé à un Catalan depuis deux ans avec beaucoup de succès. C’est donc logiquement que coach Pouillard a trouvé un autre Catalan de grand talent pour mener l’équipe : Josep Franch. La filière hibérique étant une spécialité Griesoise depuis quelques années, ils y ont puisé une autre recrue de premier choix : Saul Blanco. Un arrière Asturien vu sous les couleurs de Malaga en Euroleague. Rien que ça !

 

Non, vous ne rêvez pas. Ces villages Alsaciens s’y connaissent en recrutement et n’ont aucune peur des CVs rutilants. Le polonais Czyz, signé cette saison avait tâté de la NBA. Il s’est blessé. Il est remplacé aujourd’hui par un ancien joueur d’Euroleague, Karam Mashour, une authentique légende. Il fut le premier joueur Arabe à intégrer les rangs de « l’équipe Nation » d’Israel, le Maccabi Tel Aviv.

 

Bref, le BC Gries-Oberhoffen n’a rien d’un petit poucet et il faudra nous en méfier samedi. Laurent Foirest et ses hommes n’ont que faire de la valeur de leurs adversaires. Ils savent que leurs qualités, bien exploitées, sont la clé de leurs réussites.

Alors, adressons un dernier « Wilkomme » alsacien à nos invités avant de clôturer par un Breton « Betek an trec’h ! », annonciateur du match !