Preview : UJAP – Rouen

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Uchronie : Une équipe bretonne débarque en terre normande

 

Nous sommes en 935. La Bretagne armoricaine est attaquée par les pirates du Nord, ces hommes aux drakkars sombres qui naviguent sur les mers puis remontent les fleuves pour semer la panique autour d’eux.

Les pillages se multiplient et les Bretons sont aux abois. Il demandent de l’aide à leurs cousins d’Outre-Manche. Le roi Alan Barbetorte reçoit le message. Il n’en a rien à faire. Il est bien trop occupé à apprendre l’art de l’ocarina. Il ne compte pas traverser une mer agitée pour aller aider des lointains cousins qu’il n’a pas vus depuis le mariage de sa belle-sœur il y a près de quinze ans.

Cet appel à l’aide resté sans réponse a définitivement enterré les derniers espoirs des Bretons d’Armorique. Leur pays est officiellement devenu Normand. Les peuples voisins craignaient l’appétit féroce des pirates du Nord nouvellement installés à leurs frontières. Ils redoutaient de nouveaux raids meurtriers. Pourtant, il n’y en eut aucun. Les Normands se sentirent si bien en Bretagne qu’ils décidèrent de stopper net toute velléité de conquête et, tombés sous le charme de cette terre, posèrent leurs valises pour des siècles et des siècles.

Hélas la cohabitation avec les autochtones était loin d’être parfaite. Malgré les nombreux efforts des Normands, les Bretons avaient bien du mal à supporter ces grands gaillards, trop souvent prétentieux avec leur tignasse blonde. D’après les textes écrits par l’historien De La Ridebord, ils étaient bien loin d’être blonds comme on le prétend. Des recherches ont montré qu’ils se teignaient les cheveux. Les habitants historiques de Bretagne décidèrent de quitter leur pays pour s’installer sur l’autre rive du Couesnon, un peu plus au Nord. Les colorations, ce n’était pas leur fort.

Les siècles passèrent tranquillement. Les relations entre la Normandie au Sud et la Bretagne au Nord étaient quasi-inexistantes, tout juste courtoises pourrait-on dire. Un Breton décida d’y remédier un jour de Novembre 1645. Yann Ar Goff, professeur installé à Rouen, institua une soule géante bi-annuelle opposant les Bretons de Rouen aux Normands de Quimper. Il était interdit de courir avec la soule sans faire rebondir celle-ci. Il était interdit de la taper du pied. Pour marquer un but, les Normands devaient lancer la soule dans la cheminée de sa maison. Pour que les Bretons marquent, ils devaient eux aussi lancer la soule dans la cheminée du Maire de Quimper. Nous apprendrons bien plus tard que ce Yann figurait sur l’arbre généalogique d’un certain John Naismith dont le mérite ne résiderait en fait que dans la découverte des cahiers de son aïeul et dans la transformation de cheminées en paniers.

Cette tradition est restée bien vivace. Samedi encore, nous accueillerons nos rivaux Bretons pour une mini-soule. Chima Moneke n’est pas un Normand comme les autres. Il n’y a pas de « p’tet ben qu’oui p’tet ben qu’non » avec lui ! Notre soulman va en faire voir de toutes les couleurs à nos visiteurs. Ces compagnons sont tous prêts pour livrer un combat face aux Diggs, Nwogbo ou Spight de Rouen. Notre arène ouvrira ses portes à partir de 19h30. Petit rappel : les haches sont interdites dans la salle.

Voilà ce qu’aurait pu être la présentation du match de samedi face à Rouen. Par chance, Alan Barbetorte préféra aider les Bretons d’Armorique à la maîtrise de l’ocarina et repoussa pour de bon les assauts normands. Ainsi, ce sera bien un pur match de basket qui vous sera proposé et non une mini-soule.

Sur ce, j’arrête de vous saouler avec cette u-chronique uchronique. Je vous souhaite d’emmagasiner plein d’énergie pour venir encourager avec force nos Béliers samedi.

UJAP war-raok !