Willkomme Gries-Oberhoffen !

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Un petit message de bienvenue, une fois n’est pas coutume, pour nos adversaires de demain. Nos visiteurs de ce soir nous viennent tout droit d’Alsace. Si le Pays des Alsaciens n’est pas grand par la taille, il l’est par le talent. Dans ce cas, que dire de Gries et d’Oberhoffen, les deux villages qui se sont réunis pour offrir un basket de haut niveau à leurs habitants ? Sans peur d’en faire trop, on peut carrément les qualifier d’extraterrestres. Rendez-vous plutôt compte que Gries ne compte que 2750 habitants et qu’Oberhoffen en réunit 3441 ! C’est à peine plus que Briec et moins que Pont-l’Abbé. Mais comment ont-ils pu se hisser jusqu’au somment du basket hexagonal ? La choucroute donne-t-elle des ailes ? On le saurait. La flammekueche aurait-elle l’effet des épinards de Popeye ? J’en doute. Ces spécialités n’ont d’autres bénéfices que le plaisir gustatif. De la Nationale 4 à la Pro B, le BC Gries-Oberhoffen a gravi tous les échelons et s’est mis à accélérer le pas ces dernières années. Deux petites années en Nationale 1 auront suffi aux Alsaciens pour débarquer cette année en Pro B.

Alors là, on se dit « enfin une petite équipe ! On va pouvoir les dévorer ces mangeurs de Bretzels ! Les grosses écuries du type Nancy, Blois, on en avait marre. On se taperait bien une bonne tranche e gigot bien tendre (ou un steack de tofu pour nos amis vegans). Ce petit Poucet tombe à pic ! »

Hélas pour nous, il ne s’agit absolument pas d’une petite équipe. Sur le parquet, l’escouade coachée par Ludovic Pouillard pratique un quasi run and gun que ne renierait pas les Golden State des 80s. La balle tourne très vite, ça shoote, ça score. Le résultat final est plus proche des 100 points que des 60 (102 face à Orléans et 104 face à Lille). Dans cette équipe cosmopolite, on retrouve nottament un Catalan à la mène, Xavier Forcada. Il est bien souvent associé à son collègue Basque, Asier Zengotitabengoa. Leur empreinte hispanique avait fait des merveilles à l’étage inférieur. En Pro B aussi, ils paraissent bien partis. Bref, Gries, ça va vite et fort.

Notre équipe aussi se porte bien malgré nos premières défaites. Elle a su rivaliser, être dans le match à chaque fois. Cette fois-ci, nos joueurs le sentent, l’heure de la victoire est proche. Ce samedi soir, il va faire chaud dans la salle Gloaguen. Les joueurs de Laurent Foirest seront aimables avec nos invités jusqu’au coup d’envoi. La suite sera une toute autre histoire et si le score risque d’être fleuve, il sera en notre faveur.

Alors, adressons un dernier « Wilkomme » alsacien à nos invités avant de clôturer par un Breton « Betek an trec’h ! », annonciateur du match !